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Le journal les Echos a publié un excellent article (  Pourquoi moi, tout petit chef d' entreprise je quitte la France ) sur un modeste chef d' entreprise contraint de fuir l' Hexagone, à cause de la répression financière. J' y vais également de ma plume pour le soutenir et l' appuyer dans son argumentation.

Ce billet s' adresse particulièrement aux barons incompétents socialo-énarchistes qui ignorent le monde du travail.

 Tout le monde s' accorde sur le fait que seul un grand névrosé travaille à perte pour le plaisir. De ce fait, en tant que patron et actionnaire exclusif, l' embauche d' un salarié s' effectuera uniquement si j’ estime que sa contribution aux résultats de ma petite entreprise sera supérieure ou égale à son salaire. Simple règle de comptabilité.

Généralement, c' est suite à ce genre d' affirmation qu' une troupe de branquignoles marxistes débarque et hurle à l' exploitation  Mais je me permets de leur rappeler, que dans cette opération, JE prend tous les risques.

C’est le principe du capitalisme : j' investis mes économies, je m’endette, et parfois même lourdement, pour créer mon entreprise. Je n' usurpe donc pas mon titre de patron contrairement aux énarchistes.

Lorsqu' un salarié s' absente pour cause de maladie, parce qu' il part en vancances ou en congé-maternité, le patron effectue la variable d’ajustement. Celui qui devra réduire ses émoluments, ne rien gagner du tout ou même perdre de l’argent si ses affaires périclitent, c’est encore le patron. Celui qui se lèvera 6j / 7 à 6 h du matin et travaillera 70 h par semaine c' est toujours moi, le patron.

Suite à ces états de fait, vous conviendrez que le patron vit dans un état de stress permanent. C' est pourquoi, je n ' embaucherai que si je peux tirer profit de notre association.

Si les sous fifres intellectuels du bolchevisme ne souhaitent pas être exploités, je les invite vivement à créer leurs propres boîtes. Alors, peut-être que je prêterai une oreille attentive à leurs élucubrations..

Contrairement aux apparences, je m' efforce de rester optimiste. A vrai dire, le simple fait de partager une conversation durant mes journées de travail me paraît une perspective agréable. Aussi, suis-je prêt à embaucher un salarié au sens marxisme du terme ; sa contribution au résultat de mon entreprise compense son salaire, je ne dégage donc aucun profit de sa personne, donc pas d' "exploitation à outrance".

Par exemple, si je rencontre un candidat pouvant générer, selon mon estimation,  4 215 € de bénéfice pour mon entreprise, je m' engage à le rémunérer 4 215 €.

Une rémunération de 4 215 € peut vous sembler beaucoup mais sachez que sur cette somme, je devrai m' acquitter de 689 € de charges salariales et 1 400 € de charges patronales. Après ces prélèvements obligatoires, la somme versée sur le compte de mon employé – son salaire net – ne sera plus que de 2 126 €.

Mais le racket fiscal ne s' arrête pas là. En effet sur son salaire net, il devra encore s’acquitter de 168 € d’impôt sur le revenu et d’au moins 125 euros de TVA. Au final, il ne lui restera que 1833 €.  Autrement dit, l' Etat lui a ponctionné       2 382 €; soit 56,5% de son salaire réel.

Avec les 1 833 € restant, 33 % partirons dans le logement, puis il devra s’habiller, se nourrir, payer ses factures voir quelques loisirs. 

En outre, à 2 126 € nets mensuel, même pas deux fois le Smic, c' est trop juste pour motiver une personne du calibre dont j’ai besoin. D’autant plus que si l’un de mes concurrents anglais developpe une idée d' entreprise similiaire à la mienne, le salaire disponible après impôts de mon employé serait 47% plus élevé outre-manche qu’au bord de la Méditerranée. Tout ceci se déroule dans l'hypothèse d' un employé compétent et sur lequel je dégage aucune marge de son travail, puisque sa productivité rembourse son salaire. Vous conviendrez donc que je préfère m' abstenir d' un incompétent notoire ou d' un flâneur au risque de couler ma boîte.

auto-entrepreneur

Restons optimiste et admettons que je décide, finalement, d’embaucher. D' autres problèmes émergent, celui de la rentabilité ou de la solvabilité. Assurément, ma capacité à rémunérer 4 215 € mensuel est intimement liée au chiffre d’affaires que réalise ma société. A ce stade, je vous précise, que l’activité de ma petite boîte, consiste à gérer un portefeuille d’actions.Mon aptitude à gérer le risque conditionne le succès de l' entreprise, ce qui signifie la non garantie des revenus. Les gains fluctuent en fonction de la marche des affaires et peuvent même, en période de vaches maigres, se transformer en pertes. De toute évidence, lorsque vous êtes de surcroît un employeur, c'est-à-dire que vous devez dans mon exemple payer vos 4 215 euros chaque mois, le risque n’en est que plus grand.

Comme je gére l’argent des autres, la bonne marche de mes affaires demeure dans l’existence de clients potentiels ; c'est-à-dire de gens qui disposent d’un patrimoine financier, fallacieusement appelés riches, pour reprendre la terminologie officielle. Par conséquent: sans "riches", mon entreprise cesse son activité donc plus d’embauche.

Endossez mon rôle de patron et faites appel à votre bon sens. Lorsque le président de votre pays décrète, qu' un tsunami fiscal va s' abattre sur les "riches", les PMI / PME / TPE, les marchés financiers, les entreprises distribuant  des dividendes, que l' actuel locataire de l' Elysée s' avise de donner des leçons de stratégie industrielle alors que lui-même n’a jamais occupé un poste de responsabilité. Embaucheriez vous ? Sauf si vous êtes un des très riches amis du dit président ou mentalement déficient : il n’y a pas la moindre chance. Voilà pourquoi je n’embaucherai pas.

Pour être parfaitement honnête, je dois vous faire un aveu : ma petite entreprise n’existe pas. Non pas par absence d'envie ou manque d' ambition, ni le doute sur mes capacités, mais le milieu me considère encore comme trop jeune en dépit de mes excellentes performances. De plus, les coûts réglementaires pesant sur la création d’une entreprise dans mon secteur me dissuadent. Je n' évoque même pas la complexité et le mille feuille administratif qui encadre la création d' une entreprise.

Cependant l' envie de vous en donner un tout petit aperçu me titille. Figurez-vous que, pour exercer le métier de gérant de portefeuille en France, je dois au préalable obtenir une autorisation administrative ( et un agrément ). Comme toute autorisation administrative, son obtention nécessite de longues et laborieuses négociations avec l’autorité de tutelle présumée compétente, mais surtout, avant même d’entamer ce long chemin de croix, la réglementation m’impose d’avoir embauché non pas un, mais deux salariés. C'est-à-dire que pendant environ six mois, sans même savoir si j’obtiendrai le droit de travailler, je dois être en mesure de financer deux emplois au tarif évoqué plus haut.

Là réside le véritable problème de la France. En plus de devoir gérer proprement le risque de mon activité entrepreneuriale, je dois gérer l' amateurisme et les pitreries étatiques.

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Heureusement, il existe encore des pays qui considèrent les entrepreneurs comme des leviers de croissance et non comme des vaches à lait. ( Suisse, Canada, Australie, Singapour etc...). C' est pourquoi, lorsque je déciderai de créer ma boite ou une startup avec des amis, nous déposerons nos valises, notre capital et nos compètences bien loin des frontières francaises. Ainsi notre terre d' acceuil bénéficiera de notre expertise et de notre création de valeur au détriment de la France.

Voilà où nous en sommes les amis. Si vous ne réalisez pas qu' un Etat outrepassant ses fonctions régaliennes est nuisible, que le salut de la France passe par plus de dépenses publiques, plus d’impôts et plus de réglementations ridicules, alors veuillez au moins prendre en considération le cortège de misère qui suit systématiquement, après le passage du socialisme. Ce qui nous renvoit aux chapitres les plus sombres de l' Histoire européenne.

 

Angel Xp


Compléments :   Le New York Times conseille aux jeunes de quitter la France

( Les français se barrent au Canada )

 ( Les français se barrent en Australie )